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LE TEMPS > Vaste concept qu’on a essayé tant bien que mal de rationaliser sans y parvenir. En effet il est vain d’essayer de rationaliser une chose qui nous échappe complètement. Comme dit Etienne Klein, « Le temps, lui, est plutôt la marque de notre faiblesse: il n’est pas un lieu de promenade ou nous pourrions aller et venir à notre gré, il n’est pas malléable, on ne peut le manipuler d’aucune façon, il s’impose à nous sans rien céder à la diplomatie, il nous use tous à petit feu, presque à notre insu. Le temps, avatar muet de nos impuissances, est la borne impérieuse de notre condition ».
La beauté et le vieillissement, l’éphémère, l’usure et la vétusté, autant de concept lié directement au temps et qui peuvent paraître être facteur dégradant.
L’usure tout particulièrement est définit par l’affaiblissement, elle est causé par l’usage répété, elle évoque l’effacement, l’effritement, la perte et la disparition.
On peut parfois parler d’esthétique de l’usure, on a très souvent parlé de beauté liée à la plénitude et à l’entièreté mais toute beauté s’effrite et se consume pour ne devenir qu’incomplétude. Pourtant à l’aube du mouvement Romantique, la ruine, liée à la déconstruction de l’œuvre finie et à la fragmentation devient nouvelle esthétique. Peut-on alors parler de beauté de l’usure? Est-elle voulue ou subie ?

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